« Le gaullisme social : une idée moderne pour refonder la droite »

Notre famille politique, fondatrice de la Vème République, a subi deux défaites successives en 2012 et 2017, cet échec historique nous pousse aujourd’hui à un changement radical de pratique politique, de méthode mais aussi de doctrine.

La droite de Jacques Chirac élue en 1995 sur le thème de la fracture sociale s’est retrouvée en 20 ans enfermée dans une caricature thatchérienne rendant impossible un rassemblement populaire, pourtant intimement lié à l’ADN gaulliste.

Face à une présidence jupitérienne et une vie politique éclatée et en perte de repères, la doctrine gaullienne n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui.

La France ne peut être la France sans l’Etat et la justice sociale qui ont été les fondements communs aux réformes de 1945 et aux institutions de 1958. C’est dans cette philosophie politique qu’il faut aller chercher les réponses aux défis de notre temps et à la reconstruction de notre famille politique autour du gaullisme social.

Gaullistes, nous portons une certaine idée de la France, républicaine et incompatible avec la trahison politique et les extrêmes quels qu’ils soient. Nous dénonçons les tentatives de récupération du gaullisme par l’extrême droite que le Général de Gaulle a toujours combattue.

Nous partageons l’idée qu’il ne faut toucher aux institutions que d’une main tremblante. Face à un pouvoir qui bâillonne et affaiblit le Parlement, nous devons garantir la séparation des pouvoirs et redonner toute sa place au pouvoir législatif.

Gaullistes, nous veillons au respect de la souveraineté politique et économique de la France. Face à un Président incarnant les élites mondialisées, préférant parler de start-up nation et de souveraineté européenne, qui brade nos intérêts, démembrant l’industrie française avec Alstom, nous devons être les garants des intérêts stratégiques, politiques et économiques de la souveraineté française.

Gaullistes nous défendons un État fort et garant de la sécurité de tous. La République et ses valeurs, la laïcité au premier chef, doivent être respectées et partagées par tous les citoyens. la nation ne doit plus reculer face au communautarisme, à l’islamisme radical et à l’immigration illégale.

Face à un gouvernement technocratique obsédé par l’économie et la communication, nous devons incarner les valeurs et la fermeté républicaine.

Un État fort, c’est aussi un Etat qui joue pleinement son rôle dans un contexte de tensions aiguës sociales, territoriales, communautaires.

Sociaux, nous voulons remettre la valeur travail et le mérite au cœur du projet de la droite. Face à un gouvernement qui favorise les plus aisés et délaisse les classes moyennes et populaires, nous devons réparer l’ascenseur social français et donner aux Français la juste récompense de leur travail et de leurs efforts, le mérite doit redevenir la valeur cardinale de la République.

Sociaux nous défendons une politique d’aménagement du territoire qui assure une vraie égalité entre les français qu’ils vivent en ville ou à la campagne. Plus de la moitié des Français vivent dans des communes de moins de 10 000 habitants et 36 % des Français vivent dans des communes de moins de 2 500 habitants.

Nos villes et villages forment une petite patrie qui fait la richesse de notre pays.

Face à un gouvernement parisien et ultra centralisé, nous devons incarner la France des territoires et de l’enracinement.

Sociaux, nous voulons une droite ouverte et attentive aux évolutions de la société française.

Nous voulons aussi une droite juste qui condamne l’assistanat mais qui sait être attentive aux plus fragiles et porter une vision de la société prospère, jeune et généreuse. Face à un gouvernement qui favorise les start-ups et les cadres des grandes métropoles, nous devons garantir une solidarité nationale entre tous les Français et les territoires sans distinction, y compris d’Outre-Mer.

De son origine, notre mouvement a hérité une certaine idée : la France. Il s’est forgé une ambition : rassembler. Il s’est fixé une méthode : s’adresser directement au peuple français. Le médecin, l’instituteur et le chef d’entreprise, le fonctionnaire, l’artisan et le salarié, l’employé et l’agriculteur. S’adresser à l’ensemble de nos compatriotes exige une ouverture sans précédent des Républicains à la société civile, il faut redonner la parole aux militants mais aussi à tous les Français, nous devons nous adresser à nouveau aux classes populaires et à cette France qui connaît le prix de l’effort.

Une des missions essentielles des Républicains doit être de redevenir un lieu de réflexion, à travers la création d’une grande fondation, de consultations des militants, de suggestion et d’ouverture à la société civile. Il ne faut pas laisser à une poignée de professionnels de la politique le monopole d’exprimer ce que pensent et veulent les Français et les militants.

Les Gaullistes sociaux s’adressent à tous les Français qui ne tolèrent ni l’extrémisme ni la trahison politique, à tous les Français qui connaissent la valeur du travail, de la droiture et du mérite. L’heure n’est plus à l’attentisme ou au doute. Elle est à l’engagement et à la reconstruction, on ne prépare pas l’avenir dans le désenchantement et la caricature.

Les Gaullistes sociaux devront être une vigie républicaine, attentive aux propositions positives du gouvernement mais intransigeants face aux errements de plus en plus nombreux de la majorité. L’une des vertus fondamentales du gaullisme a toujours été de savoir refuser, quand il le fallait. Nous nous opposerons à tout ce qui menace la justice sociale et la souveraineté nationale. Nous n’accepterons pas que la France soit contaminée par le poison de la division et de l’opposition des Français.

Les Gaullistes sociaux ont vocation à être le cœur populaire et enraciné des Républicains, renouant avec ses valeurs fondatrices d’autorité de l’Etat, d’audace réformatrice mais aussi de rassemblement populaire et d’attention envers les plus faibles.

Les Gaullistes sociaux seront le poumon de notre famille, ouvert à la société civile, à  l’ensemble des Français dans tous les territoires.

Charles de Gaulle, Michel Debré, Jacques Chaban Delmas ou Philippe Seguin ont tracé la voie d’un équilibre social fait d’exigence politique et d’amour charnel de la France dans sa diversité et de la République dans ses valeurs.

A nos amis ou opposants considérant que le gaullisme est un idéal dépassé ou anachronique, nous rappelons à travers notre initiative que le gaullisme n’a pas été qu’un temps de l’Histoire, qu’il n’a pas été qu’une épopée d’hier. Il a été, il est et il sera une perpétuelle métamorphose, une boussole nationale et populaire, l’au-delà de la colline dont parle Lincoln, cette vision qu’a eu le général de Gaulle pour hisser la France à la 5ème puissance mondiale et qui manque aujourd’hui cruellement à Emmanuel Macron, comme elle a manqué à son funeste prédécesseur.

Le gaullisme social est donc ce fondement qui manque sur lequel nous pouvons reconstruire la droite et proposer demain un projet ambitieux pour redresser le pays et redonner à nos compatriotes la volonté d’être français.

Daniel Fasquelle

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L’ÉQUIPE

Daniel FASQUELLE
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Candidat
Léa BOYER
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Porte-parole
Pierre-Henri DUMONT
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